Europe 1 : le 24 novembre : Yannick Jadot explique sa démission du poste de porte-parole d’Eva Joly
24 Novembre 2011
Clarifications de Yannick Jadot suite à sa démission du poste de porte-parole d’Eva Joly
Yannick Jadot, ancien porte-parole d’Eva Joly, est revenu jeudi sur Europe 1 sur les conditions de son départ, annoncé mercredi matin. « Cela faisait plusieurs jours que nous en discutions très clairement avec Eva Joly », a assuré l’eurodéputé. « Et ça faisait un petit moment qu’avec la direction de campagne on avait décidé, en accord avec Eva Joly, que je me mettais en retrait du porte-parolat. »
Retranscription d’Europe 1 sur leur page
http://www.europe1.fr/Politique/Yannick-Jadot-Eva-Joly-va-aller-au-bout-832331/
L’ex-porte-parole d’Eva Joly a confirmé un différend avec sa candidate, mais réaffirmé son soutien.
Il est l’homme qui a troublé encore un peu plus la campagne d’Eva Joly. Mercredi, Yannick Jadot a annoncé sa démission du poste de porte-parole de la candidate écologiste à la présidentielle. Avec comme point de désaccord l’accord passé avec le Parti socialiste, en particulier sur la question du nucléaire. « J’ai considéré que cet accord était un formidable levier pour la campagne d’Eva Joly », a expliqué jeudi l’eurodéputé sur Europe 1. « Elle a préféré se placer à côté de cet accord », a-t-il ensuite regretté.
« Porte-parole, c’est une fonction compliquée » :
Le désaccord était larvé dès avant la signature de l’accord, alors qu’Eva Joly avait fait preuve d’intransigeance en faisant de la sortie du nucléaire un préalable indispensable à une entente. « Considérer que soit c’était un accord avec le PS avec la sortie du nucléaire à nos conditions, soit c’était rien, c’est nous empêcher de poursuivre le dialogue avec les Français, c’est nous empêcher de continuer à convaincre le PS qu’il faut sortir du nucléaire », a estimé l’ancien directeur des campagnes de Greenpeace. « Et on ne peut pas ignorer que si les Français sont pour sortir du nucléaire, ils ne sont pas convaincus qu’on puisse. »
Et si Eva Joly a clairement désapprouvé l’accord avec le PS, Yannick Jadot le juge bon, malgré les critiques et les couacs qui l’ont entourés. « On s’est planté sur la méthode », a reconnu l’eurodéputé. « Mais il ne faut pas ignorer l’importance du fond. Cet accord n’est pas une plateforme écolo, il ne faut pas se tromper. Evidemment, on veut beaucoup plus. Mais il nous permet d’être sûr que pendant la campagne, les enjeux liés au nucléaire vont être évoqués. Et pour la première fois, les socialistes et les écologistes ont traité, pas à égalité, ce serait beaucoup dire, mais de manière très responsable, longtemps avant l’échéance. »
« Convaincu qu’elle va aller au bout »
Ces divergences de vue constatées, impossible pour Yannick Jadot de rester porte-parole. « Cette différence n’est pas importante quand on est dans une équipe de campagne, mais elle devient un problème quand on est porte-parole », a expliqué l’eurodéputé. « C’est une fonction compliquée, parce que si vous n’êtes pas totalement en adéquation avec la candidate, de fait, vous créez un manque de cohérence et un manque de sérénité pour la candidate. Et ça faisait un petit moment qu’avec la direction de campagne on avait décidé, en accord avec Eva Joly, que je me mettais en retrait du porte-parolat. »
Pour autant, les deux écologistes ne sont pas brouillés. « Je reste dans la campagne d’Eva Joly », a juré Yannick Jadot, qui balaye les rumeurs d’un jet de l’éponge de la part de la candidate. « Je suis convaincu qu’elle va aller au bout. Et tout le mouvement sera derrière elle », a-t-il assuré.








à quoi ça peut bien servir un porte-parole pour une présidentielle ?
elle est assez grande pour s’exprimer toute seule, non ?
en tout cas je n’approuve pas cette démission, c’est rajouter un peu plus de confusion à la confusion
vous dites « si vous n’êtes pas totalement en adéquation avec la candidate, de fait, vous créez un manque de cohérence et un manque de sérénité pour la candidate »
c’est le minimum d’être en adéquation, mais fallait y penser avant qu’il pouvait y avoir un désaccord et dans ce cas ne pas occuper ce poste
la fonction crée l’obligation d’être d’accord
et si désaccord il y a, et bien il ne reste plus qu’à s’assoir dessus jusqu’aux élections et ne pas démissionner
surtout que les journalistes adorent ça les démissions et autres claquements de porte
enfin j’espère que vous n’avez pas fait ça pour sauver une éventuelle circonscription aux législatives, mais ça on ne le saura qu’au mois de juin
je ne crois pas que yannick jadot ait fait ça pour avoir une quelconque place, j’ai l’impression qu’il est sincère et qu’il ne pouvait simplement pas continuer à jouer double jeu s’il n’était pas d’accord avec Eva Joly
D’ailleurs il n’est pas candidat aux législatives, la liste des « candidats à la candidature » est publique, c’est sur ce site info-legislatives.eelv.fr
Bon courage à lui pour affronter les critiques!
Je constate qu’Eva a des convictions, accepter l’EPR c’est accepter 50 ans de nucléaire, dommage que les « verts » préfèrent des postes ou des députés en échange de l’EPR!! Car c’est bien là le problème? les « verts » ont-ils encore de la crédibilité? je ne le pense pas car si on accepte l’EPR on peut tout accepter en échange d’une bonne place.
A Emilie: que Yannick ne soit pas candidat aux législatives, je l’espère bien! Son mandat de député européen devrait largement lui suffire, non? Il me semble qu’EELV est contre le cumul des mandats (donc Cecile si elle est élue devrait logiquement démissionner de son mandat de conseillère régionale… soit dit en passant)
Pour en revenir à Yannick: sa démission tonitruante « n’aide pas », surtout dans le contexte de cette dernière semaine surréaliste
Y. Jadot n’oublie qu’une chose, c’est qu’à EELV, il n’y a pas que l’élite élue – celle qui négocie les accords avec le PS -, il y a aussi les très nombreux adhérents de base, ceux qui à la fois ont redit cet été à une écrasante majorité qu’ils veulent la sortie du nucléaire et que c’est non négociable, et choisi Eva comme candidate à l’élection présidentielle. Eva assume la tête haute les idées sur lesquelles elle s’est engagée devant 2000 militants enthousiastes lors des journées d’été d’EELV à Clermont : « la sortie du nucléaire ne se négocie pas, elle s’impose » ; et elle a aussi prévenu « je ne serai pas la candidate du ratissage de voix pour le PS ». C’était très clair. Yannick était là, il n’écoutait pas ? il a oublié ? il a espéré qu’une personne comme Eva pouvait se dédire ? Ce n’est pas seulement Eva qu’il trahit, c’est d’abord tous les électeurs qui lui ont fait confiance. Eva est notre vérité et notre honneur, elle sort grandie de ce traquenard, Yannick en sort rapetissé. Il n’est pas le seul. Tant pis pour eux.
Je comprends les raisons de Yannick mais le moment pour démissionner est le plus mauvais possible ;il fallait le faire bien avant, avant la négociation , ou bien aprés l’élection en mangeant son chapeau jusque là .Pour l’accord je partage son avis , il nous permet d’accepter de voter Hollande au second tour, avec la banderole prête pour réclamer aussitot aprés une victoire (qui ne va pas de soi)l’application de ce qui vient de nous dans cet accord , en matière de proportionnelle, d’économie ,de transports et services publics, d’économies d’énergie et d’énergis nouvelles, d’abolition des lois de persécution des immigrés …..Pour le nucléaire , la création de filière de démantellement est un moyen indispensable pour une vraie sortie du
tout nucléaire , commençant par les fermetures les plus urgentes comme Fessenheim ,Tricastin :il faut savoir que Brennilis est en cours de démantellemnt depuis plus de 10ans en pédalant dans la semoule ,parcequ’on ne sait pas faire .Donc cette mention est bien une garantie qu’on va dans le bon sens. Pour l’EPR sa construction mettrait plus de 15ans, donc le combat contre elle n’est pas abandonné et continuera s’il le faut pendant plusieurs législatures , avec l’aide d’Eva et de nos camarades antinucléaires qui doivent se mettre au courant des caractères spécifiques du sujet:c’est du trés long terme . Notre argumentation doit porter sur de multiples aspects, humains et sanitaires, économiques et scientifiques .Peaufinons nos arguments contre la propagande hystérique de Sarko plutot que de nous empailler entre nous . Petit échantillon :les » milliers d’emplois délocalisés dans la région du Tricastin à cause de la fermeture de la centrale », seraient dans le vignoble de haute qualité , et le tourisme . Demandons à l’UMP comment il font pour délocaliser une AOC, et des paysages avec architectures romaines et médiévales . L’AOC sera meilleure quand elle ne risquera plus d’étre affectée par les émanations légèrement radio-actives observées et cachées ces dernières années
Moi je ne comprends pas la décision de Yannick, c’est irresponsable. Mais ce n’est pas grave, quelqu’un le remplacera, et dans quelques semaines, tout le monde aura oublié.
D’ailleurs Sergio, invité d’Y. Calvi la semaine dernière (« Éva seule contre tous »), a calmement remis les choses à plat et c’était convaincant, même le journaliste B. Jeudy – qui a écouté très attentivement ! – a amendé son discours entre le début et la fin de l’émission.
Alors pourquoi cet affolement ? Parce les socialistes étaient mécontents ? Je crains que ça ne se reproduise un certain nombre de fois, vu les nouvelles entourloupes de F.H. Si les réactions de notre candidate doivent provoquer un psychodrame interne à chaque fois, les médias vont être ravis, mais nos idées n’y gagneront pas.
Ce qui est grave, c’est que j’entends beaucoup de personnes autour de moi (famille, amis) dire qu’ils n’iront pas voter Hollande au 2è tour (et si on me posait la question, j’avoue que je serais aussi embarrassée qu’Éva. Disons que je suis convaincue que nous avons besoin de députés …).
Ce qui est plus grave, c’est qu’il y a aussi ceux qui ont bien juré qu’on ne les y reprendrait plus, ils n’iront même pas voter EELV au 1er tour.
Ces élections nous mettent dans une situation inédite, beaucoup plus exposée que les autres fois. Les votes de nos électeurs traditionnels ne nous sont même pas acquis (« pourquoi vous avez signé cet accord si vous n’êtes pas d’accord !? »), et ce d’autant moins que F.H. prétend appliquer l’accord selon son bon vouloir. Alors, peaufiner quels arguments, ceux du PS ou les nôtres ? La question reste posée.